Les préjugés que nous avons sur certains pays ont la vie dure. Ainsi pour nous l'Iran est le pays symbole de l'intolérance religieuse. C'est fort de cet a priori et de certaines images vues à la télévision que pour nous cette intolérance touche en premier lieu les femmes. Voilées de la tête aux pieds, reléguées à des rangs subalternes, déconsidérées .....
Pourtant, comme partout ailleurs dans le monde l'ancien royaume Perse est une nation plurielle qui connait elle aussi de grandes disparités sociales. L'Iran a ses riches et ses pauvres et même ses très riches et ses très pauvres.
Loin de l'image d'Epinal de femmes opprimées, celles qui appartiennent à des familles aisées n'hésitent pas à montrer des signes extérieurs de richesse. La plus visible et sans doute la plus étonnante pour nous est constituée par le plâtre posé par le chirurgien après une intervention sur le nez.
Les riches iraniennes et d'ailleurs aussi leurs pendants masculins aiment exhiber en public la manifestation concrète de cette intervention destinée à parfaire l'appendice nasal et ainsi à embellir le visage. Mieux : l'Iran serait le pays du monde où l'on pratique le plus de rhinoplasties.
Signe de la puissance sociale mais aussi symptôme d'une jeunesse dorée un peu désœuvrée, ce "prosélytisme" du fait chirurgical en poussent même certains à se faire poser le fameux plâtre avant l'intervention.
Un nez à 1 million
La recherche du nez parfait n'est pas qu'une question d'affichage pour les enfants des bourgeois de Téhéran. La motivation esthétique joue également et l'argent aidant, on n'hésite pas à mettre les moyens. A tel point, qu'on parle en Iran du nez à 1 million de tomans, la devise locale. C'est-à-dire à peu près 900 euros.
Quand on compare avec les tarifs en France, ce prix semble exceptionnel. C'est même moins cher que pour ceux prennent l'avion et viennent faire leur chirurgie plastique en Tunisie avec des professionnels des soins du visage.
Mais évidemment ce tarif est beaucoup trop onéreux pour la majeure partie des iraniens. Rappelons qu'au pays des Ayatollahs, le salaire moyen tourne autour de 300 €. C'est-à-dire pas grand chose et certainement pas assez pour consacrer une partie de ses revenus à jouer les Narcisse.
Mais je parle, je parle et je devine une question que vous vous posez depuis le début de la lecture de cet article. La chirurgie esthétique n'est-elle pas interdite en Iran ? Eh bien non, et c'est même le père de la révolution l'Ayatollah Khomeyni qui l'a officiellement autorisé.
Pour finir, je vous laisse avec ce reportage déjà un peu daté diffusé sur France 2.

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